
Je me prélasse, petits muscles qui se tendent et tirent tirent tirent de toute leur petite force et essaient de s'envoler.
Bien entendu, j'ai toujours pas d'ailes qui me poussent dans le dos.
Hier soir, copains autour d'un verre et vue imprenable, rencontres jolies au premier abord mais vaines au final.
C'est drôle, ça me fait sourire parfois et à d'autres, se dresser mes cheveux barbares et indélicats sur mon crâne... Depuis que l'huître et moi nous sommes jetés dans le vide, grand saut sans parachute, faire l'amour comme un vertige, je regarde les hommes comme s'ils étaient une échappatoire, l'issue à cet engagement trop fort pour être honnête. Non pas que je regrette de me lancer dans l'aventure avec mon homme, mais que je pourrais attendre longtemps d'être sûre de ne rien louper du monde qui m'entoure en créant des liens indestructibles avec une personne qui n'est pas moi.
J'aimerais que certaines choses soient classées. De vieilles histoires où mon coeur prend toute la place et joue au vieillard sans sonotone. Des amours déçues dont j'attends quoi, au juste? Qu'on me dise merde ou qu'on m'aimait? Et qu'est-ce que ça changerait?
Je classe, je range, je tire des traits sur des peaux que je ne connaitrai jamais parce que.
Au final, j'agis comme une condamnée qui sait qu'elle va mourir demain alors que c'est des naissances tout ça.
Des naissances.
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